Éditions LRM · Helherem

FABER

ou les métamorphoses d’une idée

Une seule thèse, taillée comme une pierre : faire confiance à l’homme et à ses compétences, et cesser de gouverner par le soupçon.

Une idée, quatre formes

Un homme neuf — Faber, « celui qui fait » — porte la même conviction à travers les siècles et les registres. Elle se dit tour à tour en manifeste, en comédie à masques, en gouaille de cinéma et en séance du Sénat romain. Le décor change ; le fil à plomb reste.

I
Le manifeste

ou la France qui faitprogramme pour une République de la confiance

Le socle : un état des lieux chiffré et documenté — la dette, l’emprunt, le travail — et trois mesures. Trier l’utile de l’inutile, former les compétences, emprunter pour produire.

On m’a dit : la France est un pays qui doute. C’est faux. La France est un pays qu’on soupçonne. À force de traiter quarante millions d’honnêtes gens comme quarante millions de suspects, on a bâti un pays qui coûte cher à ne rien produire, sauf de la méfiance.
Couverture du Volume Faber
le volume · programme & pièce
II
La comédie à masques

Face aux Masquescommedia presidentiale en cinq lazzi

Le débat présidentiel joué à l’italienne : quatre rivaux masqués — le Vigile, l’Héritier, la Comptable, le Tribun — et un visage nu, Faber, l’Arlequin qui répare la lumière pendant que les autres saluent.

Vous avez vu quatre masques et un homme sans masque. Méfiez-vous : à la télévision, c’est toujours celui qui n’a pas l’air de jouer qui joue le mieux. Mais celui-là, au moins, avant de partir, il a réparé la lumière.
Affiche de campagne Faber
l’affiche · losanges d’Arlequin
III
La gouaille

Les Tontons présidentsdialogues maison · à la mode 1963

La même pièce passée à la sulfateuse. Faber en Ventura : sobre, une punchline dans chaque poche ; les rivaux en grandes gueules, verbeux et magnifiques.

’Scusez le retard. Je finissais une prise pendant que vous répétiez vos salamalecs. — C’est pas vos dépenses qui vous vident, ma belle. C’est la méfiance. Ça coûte un pont, et ça bâtit que dalle.
Couverture Les Tontons présidents
livret · série noire
IV
Le Sénat

Faber au Sénatuchronie romaine — de la dette, de la monnaie et de la confiance

Et si Rome avait connu, comme nous, la dette publique et les banques ? Onze joutes délibératives — austérité, or spéculatif, monnaie battue, dette gelée, négoce des esclaves — que Faber retourne une à une, avant une grande plaidoirie.

Sous chacune de ces querelles dormait une seule et même question : faisons-nous confiance à l’homme, oui ou non ? … Il fait déjà clair. La séance aura duré toute la nuit ; et voici l’aube, qui n’a demandé à personne la permission de se lever.
Couverture Faber au Sénat
édition savante · laurier & fil à plomb